La chandeleur rompt le cou aux veilleurs, mais les bons enfants vont jusqu'à carême prenant.
La fête de la Chandeleur (autrefois la chandeleuse) vient de l’expression latine « festa candelarum » qui signifie « fête des chandelles », en effet la bénédiction des cierges se déroulait ce jour là.
La Chandeleur est la dernière des fêtes de Noël, d’ailleurs en Provence, la crèche est traditionnellement retirée à la Chandeleur, elle marque l'ouverture de la période de carnaval. C'est aussi un signe de renaissance, de promesse d'avenir.
La Chandeleur trouve son origine dans les traditions païennes et dans les
religions juives et chrétiennes.
Les origines païennes
L’une des origines remonte aux Parentalia romaines qui était une fête annuelle en l’honneur des morts, au cours de laquelle les romains veillaient à l’aide de cierges et de torches, en honorant Pluton et les dieux.
On relie aussi la Chandeleur au dieu Pan. Durant une nuit, les romains adorateurs du dieu Pan parcouraient les rues de Rome en portant des flambeaux.
Les origines celtes
La Chandeleur, c'est aussi une croyance née d'une
symbolique d'origine celte. La crêpe symbolise la roue solaire et le don aux divinités sans lequel le blé serait altéré.
On dit d’ailleurs :
Si point ne veut de blé charbonneux
Mange des crêpes à la Chandeleur
Les origines juives et chrétiennes
Dans la religion catholique, la Chandeleur est le jour de la présentation de Jésus au
temple 40 jours après Noël, jour de sa naissance. Cette christianisation de la Chandeleur remonterait pour certains à un 2 février 472 après Jésus-Christ où le pape Gélase Ier organise des
processions aux chandelles qui symbolisent « Jésus lumière d’Israël », les cierges étant bénis ce jour là en signe de purification. Les pèlerins atteignent Rome si fatigués que, pour
les réconforter, ce pape leur fit cuire d'immenses galettes faites de farine et d'œufs. La crêpe est censée conjurer la misère.
Ces processions avaient lieu dans les champs et les vignobles, surtout au Moyen-Age, mais aussi de
l’église à la demeure, il fallait veiller à bien protéger la flamme, car si elle s’éteignait, on était certain de mourir dans l’année…
Un dicton de Franche-Comté dit :
Celui qui la rapporte chez lui allumée
Pour sûr ne mourra pas dans l’année
Les cierges sont conservés dans l'armoire familiale.
Quand un habitant de la maison tombe gravement malade et qu'il est à l'agonie, le cierge de la Chandeleur est disposé au pied du lit du mourant. On prête à la chandelle le pouvoir d'abréger les
souffrances, et lorsqu’elle était allumée pendant un orage, de chasser la foudre, et plus généralement tenir éloignés les mauvais esprits, les démons, les intempéries.
Ce cierge béni est censé avoir d’autres pouvoirs.
On dit que quelques gouttes de sa cire versée sur des œufs à couver en assurent une bonne éclosion.
Entre temps, une autre tradition a vu le jour : celle des crêpes. D’ailleurs, en faisant
les crêpes, il faut respecter une autre coutume, celle de la pièce d’or. En effet, les
paysans faisaient sauter la première crêpe avec la main droite tout en tenant une pièce d’or dans la main gauche. Ensuite, la pièce d’or était enroulée dans la crêpe avant
d’être portée en procession par toute la famille jusque dans la chambre où on la déposait en haut de l’armoire jusqu’à l’année suivante. On récupérait alors les débris de la crêpe de l’an passé
pour donner la pièce d’or au premier pauvre venu.
Si tous ces rites étaient respectés, la famille était assurée d’avoir de l’argent toute l’année.
Celui qui retourne sa crêpe avec adresse, qui ne la laisse pas tomber à terre ou qui ne la rattrape pas sous la forme navrante de quelque linge fripé, celui-là aura du bonheur jusqu'à la Chandeleur prochaine.
Aujourd’hui, les processions aux chandelles et autres rites n’existent plus mais on a conservé la tradition des crêpes.
Traditions de nos provinces
La tradition en Normandie veut que les paysans se rendent auprès de leur
seigneur avec une timbale contenant une dîme de cinq sous d'argent
et une crêpe. L'un d'eux, désigné par le sort, doit faire sauter la crêpe. Sil elle se retourne bien, il peut déduire un sou de sa dîme.
Dans le Berry les crêpes sont remplacées par des beignets aux pommes.
Ici, dans l’Yonne, ce sont les Roubigneaux qui sont des beignets composés de farine délayée dans du lait et frits dans la poêle, à l’huile et au beurre
Comptes et comptines
C'est demain la chandeleur,
Demain nous mangerons des crêpes.
Des crêpes rondes, des crêpes blondes,
Des crêpes qui s'envolent,
Comme à pigeon vole.
Des jolies crêpes dorées
Qui pourraient bien nous sauter
Sur le nez !
Le Perce-Neige
Violette de la Chandeleur
Perce, perce, perce-neige,
Annonces-tu la Chandeleur,
Le soleil et son cortège
De chansons de fruits de fleurs ?
Perce perce, perce-neige
A la Chandeleur.
Robert Desnos

passage, l'impression d'une ville
industrielle.
La gare elle-même n'a pas le
caractère ordinaire de ces monuments dans des cités ouvrières : c'est un ravissant édifice Louis XIII, d'une pureté et d'une élégance bien rares, tentative heureuse pour réagir contre la banalité
ordinaire des bâtisses de voie ferrée. C'est, du reste, le type adopté pour les gares voisines sur la ligne de Tours.
la forme d'une véritable
industrie. La maison Placide Peltereau, autour de laquelle ont été créés dix autres établissements de tannerie, tous considérables, a été fondée en 1542 par le maître tanneur Bertrand
PELTEREAU. De père en fils, elle existait encore à la Belle Epoque. Les écorces de chênes, très abondantes et excellentes dans cette région, la force motrice de deux cours d'eau riches en
carbonate de calcium ont été la cause de cette prospérité. En outre, Tours, beaucoup plus peuplée, bien plus commerçante alors qu'aujourd'hui, était pour Château-Renault un excellent débouché.
Mais la supériorité de ses produits fut pour beaucoup dans cet accroissement incessant de l'industrie des cuirs.
un maximum de quatre mois.
époque, la jeune femme, la plus âgée ou la plus émérite, coiffe
Depuis le début du XXème siècle, c’est un chapeau aux
couleurs vert et jaune, symboles de la connaissance pour le vert et de la foi pour le jaune, de l’union et de l’espoir du mariage, que portent les jeunes femmes appelées alors
« catherinettes ». Ce couvre-chef est surmonté d’objets représentant la personnalité et/ou les activités professionnelles et privées de la jeune fille. Le chapeau, avec ces attributs,
est confectionné par ses proches. L’imagination a donné naissance à une multitude de chapeaux de catherinette réalisés en secret et offerts lors de moments festifs dans
l’entreprise
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